Contraception zoom sur les différentes méthodes

first_imgContraception : zoom sur les différentes méthodes France – D’après le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales, le système de contraception français est un échec. 72% des interruptions volontaires de grossesse sont réalisées sur des femmes sous contraceptifs. Les Françaises seraient-elles mal informées en ce qui concerne leur utilisation ? Petit rappel sur les différentes méthodes de contraception.La pilule est la méthode contraceptive la plus utilisée en France. Elle consiste en la prise d’un comprimé chaque jour, à heure fixe, durant vingt à vingt-et-un jours (tout dépend du type de pilule) suivie d’un arrêt de sept jours. Elle est prescrite sur ordonnance médicale et son prix varie de deux à douze euros. Au planning familial, la pilule est disponible gratuitement pour les mineurs et les non-assurés. L’oubli de pilule est très souvent la cause d’une IVG. C’est pour cela qu’il faut être très scrupuleuse si l’on choisit ce mode de contraception.  Il existe également des méthodes contraceptives qui s’utilisent lors du rapport : c’est le cas des préservatifs masculins et féminins. Ils protègent du VIH et des autres maladies sexuellement transmissibles (MST) et empêchant tous deux le passage des spermatozoïdes dans le vagin et donc, la fécondation. Il existe 3% d’échec avec ces méthodes, mais il est possible de les associer à un autre moyen de contraception comme le spermicide (crème ou ovule qui détruit les spermatozoïdes) ou la pilule. Le préservatif coûte au minimum vingt centimes et est disponible sans ordonnance. La cape cervicale et le diaphragme sont des moyens de contraception féminine réutilisables qui se placent dans le vagin et qui, associés au spermicide, empêchent le passage des spermatozoïdes. Elles doivent se garder huit heures après le rapport pour éviter la fécondation. Ces contraceptifs sont prescrits par un médecin et coûtent au minimum trente-trois euros. Le patch contraceptif peut être une bonne alternative pour celles qui oublient régulièrement leur pilule. Chaque semaine, elles devront coller sur leur peau un patch, et ce durant trois semaines. La quatrième semaine, l’absence de patch provoque l’apparition des règles. Les patchs sont délivrés sur ordonnance et coûtent une quinzaine d’euros. Seul bémol : ils ne sont pas remboursés. L’anneau vaginal s’utilise chaque mois, comme un tampon. Pendant trois semaines, il agit comme la pilule et la quatrième semaine, il est nécessaire de le retirer pour déclencher les règles. L’anneau est délivré sur ordonnance mais n’est pas remboursé. Son prix (environ quinze euros) reste élevé par rapport aux autres modes de contraception. Le stérilet n’est plus seulement réservé aux femmes ayant déjà eu des enfants. Désormais, les jeunes filles peuvent avoir recours à ce mode de contraception tout à fait adapté à leur corps. Il en existe deux types, au cuivre (30,5 euros) ou à la progestérone (125 euros), qui peuvent être gardés de quatre à dix ans dans l’organisme. Cette contraception est remboursée à 65% et est gratuite dans les plannings familiaux. La pose d’un implant sous cutané est réalisée par un médecin. L’efficacité de ce procédé dure trois ans, ce qui permet d’être sereine durant une assez longue période. Il est toujours possible de retirer l’implant dès qu’on le désire. Cette méthode est assez avantageuse, puisque, pour trois années de contraception, il faudra débourser 138 euros pris en charge à 65%. Enfin, en cas d’oubli ou d’absence de contraception, il est toujours possible d’utiliser la contraception d’urgence. Elle se présente sous forme d’une pilule unique à prendre jusqu’à 72 heures après le rapport sexuel. Il est important de la prendre le plus tôt possible car son efficacité diminue avec le temps. Elle est disponible en pharmacie avec ou sans ordonnance et coûte aux alentours de 7,60 euros. Cette contraception doit cependant rester occasionnelle et ne protège pas des MST.  Consulter un médecin pour trouver la méthode contraceptive la plus adaptée à son organisme et à son mode de vie s’avère être la solution la plus judicieuse pour éviter l’IVG.Le 13 février 2010 à 13:27 • Emmanuel Perrinlast_img

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